De la peau humaine recyclée pour éviter les tests sur les animaux

Il s’agirait là peut-être d’une solution qui viendrait révolutionner notre société et qui va ravir les défenseurs de la cause animale. Afin de limiter les tests faits sur les animaux, la société française Genoskin a pensé à une toute nouvelle solution.

2,2 millions d’animaux par an pour l’expérimentation médicale

 

La très célèbre association PETA a avancé le chiffre de 2,2 millions d’animaux chaque année qui servent les expérimentations médicales. En France, il existe un décret national (n°2013-18) rendant ces pratiques tout simplement légales car elles ont un caractère de stricte nécessité. Selon eux, elles ne pourraient pas être remplacées par d’autres pratiques expérimentales. Pour résumé, selon ce décret, il n’y a pas d’autres solutions que d’utiliser des animaux vivants pour pouvoir accéder à une information satisfaisante.

 

Un alternative possible d’après la société Genoskin

 

En réalité, il se pourrait bien que les laboratoires aient une autre alternative et c’est ce que compte bien leur montrer Genoskin. Cette société toulousaine créée en 2011 agit dans le secteur de la biotechnologie et a annoncé une nouvelle prometteuse. Elle a déclaré qu’elle venait de recevoir l’autorisation d’ouvrir un bureau et une unité de production dans la ville de Boston aux USA. Cette ouverture se fera au courant du premier trimestre de l’année 2018 et aura pour but de tester des produits chimiques, pharmaceutiques et cosmétiques sur de la peau humaine plutôt que sur des animaux vivants.

 

Mais d’où vient cette peau humaine ?

 

On vous rassure, la peau appartient à des personnes bien vivantes et surtout consentantes. Elle provient des patients qui ont subi des opérations de chirurgie esthétique comme par exemple des adbominoplasties. Au lieu de jeter la peau comme il convient de faire après chaque intervention, Genoskin propose de la récupérer et de la recycler à l’aide de la technique que la société a elle-même brevetée. Grâce à un système de culture spécifique, la peau pourra être gardée en vie et donc être utile pour faire diverses expérimentations.

 

« Les tests sur les animaux sont inefficaces, longs, coûteux et de plus en plus perçus comme anti-éthiques. Nous croyons que notre technologie marque un tournant » Pascal Descargues, fondateur et PDG de Genoskin.

 

 

À noter que la peau animale est bien souvent différente de la peau humaine et de nombreux produits expérimentés sur des animaux ne verront pas le jour à cause de cela. Cette innovation semble donc prometteuse, autant pour les laboratoires que pour le monde de la protection animale.

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