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Sans Croquettes Fixes

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Hommage à Harmony par sa famille d’accueil

Chaque pensionnaire que nous recueillons est unique. Aucun de nous ne laisse indifférent. Dans la prise en charge, le rôle le plus important est sans nul doute celui de famille d’accueil. Cette dernière a en effet à sa charge l’accueil et, dans certains cas, l’accompagnement de l’animal jusqu’à la fin. Cela a été le cas pour Xavier qui a accompagné Harmony toute sa fin de vie. Voici un texte qu’il a tenu à écrire pour lui rendre hommage. 

10 mois en 10 photos, sans compter celle-ci qui ouvre le bal de ton histoire, et celle qui fera office d’épilogue.
Par mes caresses, je t’ai gravée à jamais dans la paume de mes mains.

Mes larmes ont irrigué mon cœur de ton courage face à la maladie.

Tu y vis encore, Harmony. Tu y vivras toujours. Près d’Ulyse.
Merci d’avance à toutes et tous pour vos likes & smileys de soutien et d’émotions, ils me seront d’un grand réconfort.

Merci enfin, ou plutôt surtout, à l’association DDF – Sans Croquettes Fixes, en particulier à Stéphanie, pour nous avoir accompagné.e.s avec tant de générosité et de disponibilité, Harmony et moi, tout au long de son panier retraite, ce jusqu’à son dernier souffle, et au-delà…

 

3 mars 2020

Tu viens d’arriver à l’appart’.

C’est Brigitte de DDF – Sans Croquettes Fixes qui t’a amenée, après quelques jours passés en soins et observation.

Tout ce que je sais de toi, c’est que l’association t’a recueillie auprès de La SPA – Société Protectrice des Animaux, qui elle-même t’avait trouvée à la rue.

Non pucée ni tatouée, mal en point à plus d’un titre, déjà catégorisée « en fin de vie », tu devais être euthanasiée, car peu probable que tu sois adoptée au vu de ton état et de ton âge, et il n’y a pas assez de box pour tou.te.s les chat.te.s abandonné.e.s.

Le vétérinaire de la SPA te donne 15 ans au minimum, et son diagnostic sur ta santé laisse supposer un parcours cabossé : ataxie (perte d’équilibre), gale dans les oreilles, regard vitreux symptôme d’une pathologie oculaire (ulcères a priori cicatrisés), dépilations ici et là de ton pelage, coussinets usés et rêches…

Mais ce jour-là tu te montres vaillante, curieuse, bavarde, et tu m’observes avec circonspection, d’un air de dire: « bon, on va faire avec… »

Pour l’anecdote, ton nom, c’est la fille de Brigitte qui te l’a choisi, en rapport avec le thème annuel « Musique » de l’association. Le même prénom que celui de l’auxiliaire-vétérinaire du quartier qui m’a mis en contact avec elle. Tout un poème, comme un clin d’oeil.

La seule fausse note dans ce nouveau départ : tu débarques seule. Mélody, ta soeur de circonstance (je désirais adopter un binôme de matous), n’a pas survécu à la quarantaine, elle est décédée quelques jours plus tôt. Paix à son âme.

 

 

Très tôt, tu prends tes quartiers sur le canapé, plus exactement sur ma doudoune bleu marine qui y traîne en cette fin d’hiver.

Elle est immettable désormais, tant tu y as laissé de taches indélébiles de bave et de sang, mais je m’en contrefous.

L’essentiel, c’est que tu as pu trouver dans la chaleur et la douceur qu’elle te procure alors les conditions nécessaires à ta convalescence.

Le premier confinement peut bien commencer par son lot d’incertitudes et d’inquiétudes, toi tu passes le plus clair de ton temps à dormir, d’un sommeil profond et réparateur.

Te contempler ainsi m’autorise je crois à aborder cette période avec une certaine sérénité, à me la rendre presque synonyme d’espoir puisque tu recouvres petit à petit des forces, prenant tes marques et affirmant ton caractère.

 

 

Les premières semaines, il t’arrive pourtant de te réveiller en pleine nuit et, complètement déboussolée sans doute, de pousser des miaulements sonores et déchirants tels que je quitte aussitôt mon lit en sursaut pour me précipiter te caresser et te rassurer.

À ce jeu-là, tu comprends vite que tu seras toujours gagnante…

Lorsque tu découvres le grainetier sur lequel je range tous les livres en lien avec les causes qui me tiennent à coeur, tu entreprends d’aller y faire un tour, de préférence en plusieurs fois entre minuit et 6 heures du matin, pour les faire tomber l’un après l’autre, en tirant la tranche par à-coups avec tes pattes, et en me regardant à chaque forfait, afin de vérifier si tu as réussi à attirer mon attention, jusqu’à ce que, couché dans mon lit situé en face, je daigne enfin me lever et m’occuper de toi d’une manière ou d’une autre.

De guerre lasse, je finirai par te priver de ce perchoir en en barricadant l’accès (chaise-tremplin éloignée, merlons de boîtes en carton et créneaux de piles de revues).

Qu’à cela ne tienne : ficelle, tu trouveras d’autres parades et continueras d’interrompre mes rêves ! (sans que cela ne m’importune systématiquement au fond, j’avoue, bien au contraire)

 

 

L’été approche, et tu prends possession de mon lit, pour y laisser aussi et déjà, ici et là, des petites taches de bave mêlée de sang : ta plaie à la mâchoire, au niveau de la babine inférieure à droite, n’a pas encore été identifiée comme un début de cancer…

En attendant, la housse de couette en lin promet des siestes en toute fraîcheur, et son coloris bleu azur rehausse les nuances de ta robe écaille-de-tortue.

Tu es plus ravissante que jamais 
Depuis quelques semaines tu réclames de sortir de l’appartement pour aller te faire les griffes sur les paillassons des voisin.e.s de palier puis filer te prélasser au 5ème étage en-dessous, sur un autre essuie-pieds à ta convenance.

Si je t’y laisse trop longtemps, tu me le fais comprendre en émettant un miaulement de détresse de ta spécialité, afin que je m’exécute en vitesse à venir te chercher et t’aider à retrouver le chemin du retour (comme si tu t’étais perdue, non mais quelle tragédienne!).

Tes appels gutturaux ont pour effet collatéral de susciter l’intérêt des autres habitant.e.s, locataires et propriétaires, présent.e.s par hasard juste à ce moment-là. À chaque vocalise, il s’en trouve un.e qui ouvre prudemment sa porte et s’étonne que pareil félin (chétif mais pas farouche!) en soit l’interprète.

Bientôt tout le monde te connaît dans l’immeuble et me demande de tes nouvelles. Tu croises d’autant plus fréquemment des gens attentionnés que tu pousses tes excursions de plus en plus loin, descendant les marches quatre à quatre jusqu’au rez-de-chaussée où tu adores fouiner près des poubelles. Je t’y accompagne au quotidien, parfois deux à trois fois, notamment à minuit passé. La remontée s’effectue en ascenseur s’il-vous-plaît, dont tu apprends à me signifier le besoin (et ta propre disponibilité) à petits coups de pattes frénétiques sur la porte métallique.

 

 

Au chapitre de la digestion, tes débuts s’avèrent compliqués, qui voient alterner vomissements et diarrhées très nauséabondes (pas dans ta caisse évidemment, mais tu ne le fais pas exprès je m’en doute bien).

Caroline et Florence en seront témoins et émues, ton 1er samedi soir chez moi, au retour du salon Primevère, avant de rejoindre (non sans retard, CQFD) les copain.e.s d’Alternatiba à l’anniversaire d’Amélie.

Par la suite, ton équilibre nutritionnel restera fragile, car tu es exigeante et peux te lasser vite de ce que je te propose au menu.

Aussi je vis de te voir manger avec appétit comme un soulagement, presque comme une victoire, et je dépense sans compter et enquête avec opiniâtreté pour dénicher les mets ou les marques qui auront grâce à tes papilles : à la jardinerie-animalerie Botanic d’abord, puis sur le site de vente en ligne Zooplus, dans les Biocoop de Saxe-Gambetta et de Bellecour ensuite, et enfin / même aux supermarchés U Express de la rue de Bonnel et de la rue Vendôme, voire aux supérettes Franprix du cours Gambetta et de l’avenue de Saxe (le genre de grandes surfaces de proximité où en principe je ne mets jamais les pieds).

Dans ma recherche constante de l’aliment idéal, adapté et appétant, je tiens ici à remercier chaleureusement pour leurs conseils précieux Stéphanie de DDF – Sans Croquettes Fixes, les Entrechats, vétérinaires félins à Lyon, ainsi que la boutique CanalDog dans le 7ème arrondissement. Sans leur aide, Harmony aurait probablement dépéri plus rapidement, mais j’aurai l’occasion d’y revenir dans le commentaire d’une prochaine photo…

 

 

Avec les semaines qui passent, tu prends confiance en moi.

Je ne peux certes toujours pas te porter dans mes bras, faudrait pas abuser non plus ! (dans le certificat de bonne santé obligatoire de ton dossier de La SPA – Société Protectrice des Animaux, avant que je ne te recueille, le vétérinaire a écrit : « auscultation difficile car ne supporte pas la contention »; il en sera ainsi à chacune de tes visites aux Entrechats, vétérinaires félins à Lyon, et ce seront les docteurs Gerber et Fayeulle qui en feront les frais d’un coup de griffe teigneux, assez vigoureux et habile au point de provoquer une blessure).

À défaut, et ce régulièrement à partir de l’automne, tu t’aventures sur mes cuisses / jambes, lorsque je suis assis dans le canapé ou allongé sur le lit.

Après un bon quart d’heure de minauderie à me narguer le nez avec ta petite étoile postérieure ou à me souffler ton haleine de plus en plus fétide (un détartrage des crocs y remédiera provisoirement), tu te poses plus confortablement, amadouée – pour ne pas dire vaincue – par mes caresses, et tu finis par t’assoupir.

Dans ces moments-là, quand je t’entends ronronner de bien-être ou ronfler d’abandon, il n’y a plus rien d’autre qui compte, même Alternatiba ANV Rhône (dont on aperçoit les T-shirts jaune et vert sur le valet de nuit en arrière-plan sur la photo) peut attendre !

Je dois juste penser à m’équiper d’une serviette ou d’un linge (pour anticiper les bavouilles), d’un bon bouquin et/ou de mon Fairphone (pour m’occuper sans me lasser), et patienter jusqu’à ce que les fourmillements deviennent insupportables (pour alors remuer légèrement, pas me lever de suite hein, non mais !)

Toi seule décides quand tu en as marre.

C’est ce contrat tacite, à la base de ta quiétude et de ta sécurité, que j’ai dû trahir lundi dernier…

 

Novembre 2020

La photo n’est pas bonne, mais tu as l’air à peu près en forme, non ? Pourtant elle marque une nouvelle étape et annonce le début de la fin, je le présage et le redoute.

Pendant les deux-trois mois qui ont suivi son diagnostic, ton cancer t’a laissée relativement en paix. Mais depuis les vacances d’automne, les symptômes évoluent et tout semble s’accélérer. Ta tumeur a grossi, elle a désormais la taille d’une noisette et l’apparence d’une plaie congestionnée et fendue qui suinte et gêne en permanence. De ta gueule pendouille quasi constamment un filet de bave sanguinolent et visqueux, ou bien c’est une bulle de salive qui gonfle et qui éclate. Toi, tu luttes à ta façon, en déglutissant sans cesse, sans te plaindre, en silence, stoïque.

Jusqu’à ce 24 novembre.

Ce mardi-là, une fois n’est pas coutume, pas de rendez-vous professionnel avec un.e enseignant.e, je rentre déjeuner, le temps d’une pause méridienne entre deux écoles. Je te sers de la mousse de volaille, que d’habitude tu manges sans problème.

C’est alors que tu manques de t’étouffer, tu es secouée de convulsions violentes, et tu vomis des jets de bile qui te propulsent en arrière, à plusieurs reprises. Tu t’enfuis pour échapper à mes mains qui voudraient maladroitement te secourir, quand brusquement tu t’arc-boutes de plus belle pour expulser encore et encore des puissants geysers de liquide brunâtre et mousseux.

Je suis paralysé par l’impuissance, submergé par la désolation, terrifié à l’idée que tu sois peut-être sur le point de mourir. Je m’efforce de ne pas céder à la panique quand je téléphone à Stéphanie pour solliciter son aide.

Finalement, chancelante car épuisée, tu vas te réfugier dans ta caisse de transport, comme pour m’indiquer que la solution, du moins pour ce coup-ci, c’est de t’emmener au cabinet vétérinaire.

Au cours de la même semaine, tu traverseras une seconde crise toute autant spectaculaire, ponctuée de quintes de toux, de vomissements et de spasmes, qui me laissera transi de chagrin et d’angoisse.

Mais à l’issue de ce double épisode, il apparaît que ton heure n’est pas encore venue, il s’agit d’une alerte. Une énième piqûre de cortisone, une dose renouvelée d’antalgique à base de morphine : te voilà, si ce n’est sauvée (le compte à rebours a assurément démarré, ne nous y trompons pas), tout au moins en sursis. Et quelle que soit la durée de ce répit, mamienette, tachons de le vivre intensément.

 

Novembre 2020

 

Il est encore des jours heureux, des heures a minima.

Ce bonheur se mesure à la chaleur que tu trouves et que tu savoures au gré des occasions offertes dans l’appart’.

À même le sol, le soir, tout contre le poêle à gaz en marche (ce sera ton dernier « fief », tu l’auras particulièrement apprécié, même éteint… quoiqu’au beau milieu de la nuit tu seras venue tantôt me remonter les bretelles, ou plutôt me squatter l’oreiller, afin que je me lève et le rallume, condition indispensable pour me laisser dormir tranquille).

Sur mes genoux, une fois que tu as repéré – petite sournoise – que j’y ai calé, dans l’intention de travailler, mon ordinateur portable recyclé récemment acheté (à croire que ça t’amuse de tester ma souplesse cervicale et mes contorsions gesticulatoires dans le but de visionner l’écran, de protéger le clavier de tes pattounes ou de manipuler la souris).

Ou, comme sur cette photo, derrière l’une des fenêtres orientées plein sud, profitant des rayons du soleil à son zénith qui descendent réchauffer ton corps rongé et affaibli par la maladie…

Peu importe, tu es en vie.

 

Fin novembre 2020

 

Vu sous cet angle, il n’en paraît rien, mais tu es en train de devenir « cachectique » selon le véto urgentiste qui t’auscultera en dernier. Autrement dit, d’une maigreur extrême, symptôme d’une pathologie grave bien installée. D’ici deux semaines, tu pèseras moins de 2 kilos. Je peux sentir et compter tes vertèbres et tes côtes sous mes doigts, tu n’as plus que la peau sur les os. Un squelette ambulant. Ça me cause tant de peine de te voir ainsi.

Pour éviter les fausses routes lorsque tu avales, Stéphanie de DDF – Sans Croquettes Fixes m’a suggéré de surélever ton écuelle et ton bol d’eau, en mettant un tupperware en-dessous. Cela ne dure qu’un temps : tu refuses ce subterfuge et préfères déplacer la nourriture sur le carrelage (chamelle! ça c’est pour me forcer à passer la serpillière plus souvent); et du coup, de façon aléatoire, tu déglutis à nouveau de travers et te remets à tousser et à régurgiter dans la foulée. Heureusement, tu réussis toujours à boire pour étancher ta soif sans devoir tout recracher (à une ou deux exceptions près…).

Le pire reste à venir : bientôt tu auras faim, mais tu n’arriveras plus à manger quoi que ce soit, ou si peu. Dès que tu t’y essaieras, la douleur sera tellement soudaine et atroce qu’immédiatement, tu tenteras de t’arracher ton abcès à la mâchoire avec tes deux pattes avant en même temps, en perdant l’équilibre et en tombant par terre au risque de te faire mal davantage.

Chaque nouvelle tentative sera un échec, tu associeras probablement l’odeur des aliments aux élancements, et tu t’abstiendras d’y goûter, même une fois liquéfiés pour que tu aies juste à les laper.

Le mois de décembre commence, et la dégradation se précise : outre l’appétit et du poids, tu perds l’équilibre au réveil et quand tu te déplaces (peut-être est-ce du en partie au fait que tu sois devenue complètement sourde ?), tu (sur)vis au ralenti, tu contrôles de plus en plus difficilement tes défécations, ou au contraire cela exige de toi un tel effort que tu n’y parviens pas avant plusieurs interminables minutes, et tu erres en vain dans l’appartement à la recherche d’un coin qui serait plus propice que ta caisse où te soulager, quand ce n’est pas pour t’isoler de moi.

Te voir, t’avoir, n’est plus simplement pour moi une joie. C’est aussi une souffrance maintenant.

 

20 décembre 2020, 17 heures 42.

Crépuscule.

Crépuscule dehors, on le devine au bleu dégradé incandescent du ciel à travers la fenêtre.

Crépuscule dedans, celui de ta vie sur Terre, avec moi pour compagnon et « maître ».

Demain, tu vas « partir ». La décision est actée. Mûrement réfléchie, concertée avec Stéphanie et l’équipe de DDF – Sans Croquettes Fixes.

Non sans déchirement, il va sans dire.

Il s’agit de t’offrir une fin digne. De ne pas verser dans l’acharnement thérapeutique. D’abréger tes souffrances, de mettre un terme à ta déchéance.

Pour que tu me quittes dans un état de santé/maladie tel que tu aies encore pu apprécier d’ultimes moments à mes côtés.

Pour que je garde de toi des souvenirs qui ne soient pas ceux d’une phase terminale en agonie, ou d’une euthanasie dans la précipitation.

Toutes les raisons sont bonnes, justes, logiques, pour en arriver à ce dénouement.

Aucune ne me laisse satisfait, convaincu, déculpabilisé.

Nous sommes allongé.e.s dans mon lit, comme deux vieux amants.

Moi, je pleure déjà, mais les plus lourds sanglots surviendront ultérieurement, à l’improviste, et se répéteront longtemps, jusqu’à l’heure même où j’écris ces lignes. Mais au moment de la photo, là, tout de suite, je me dois d’être fort, courageux à ton exemple, pour t’accompagner jusqu’au bout.

Toi, tu te reposes, paisible, tu as la tête tournée vers ma lampe de chevet. Tu regardes vers la lumière. D’où qu’elle provienne. Ton oeil vitreux brille, ton profil se fige en celui d’un Sphinx. Tu rayonnes de mille feux au plus profond de mon coeur.

Quand le vétérinaire urgentiste t’a administré la première injection (trop expéditivement à mon avis), celle censée te décontracter sur mes genoux – alors que tu y as réagi en te débattant puis en crachant, avant effectivement de te relaxer -, je me suis penché vers ta frimousse pour te dire adieu et te demander pardon.

À cet instant précis, tu as fait une chose que je ne me souviens pas t’avoir jamais vu faire auparavant dans cette situation de proximité que je recherchais souvent, mon visage contre ton museau.

Tu as tourné la tête, et tu m’as regardé dans les yeux.

Alors j’ai maudit les détracteurs de l’anthropomorphisme, et tel un Judas épris d’un amour éperdu et dévasté par le remords, je t’ai embrassée.

 

 

« Il y eut un soir, il y eut un matin. Ce fut […] »

Ma cinquième nuit sans toi, Harmony.
Passée à te veiller et à honorer ta mémoire.

Je t’espère dans la Lumière 

 

Lyon, le 25 décembre 2020
XJDD

Xavier, Famille d’Accueil d’Harmony qui a rejoint les étoiles a tenu à nous adresser cet hommage.

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Sans Croquettes Fixes est une association de protection animale lyonnaise.

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