ETUDE : une plus forte empathie pour les chiens que pour les hommes

La relation que nous avons avec nos animaux peut parfois soulevr certaines questions et il n’est pas rare de se voir reprocher d’être plus proche de nos chiens que d’autres êtres humains. Loin d’être un phénomène isolé, cette façon d’être est caractéristique d’un grand nombre de personnes à tel point que des scientifiques se sont penchés sur le phénomène et en ont tiré des conclusions étonnantes.

La souffrance d’un chien provoquerait plus d’empathie que la souffrance d’un autre être humain

Les recherches sur le sujet ont été faites par des chercheurs en sociologie et en anthropologie sous la direction de Jack Levin et Arnold Arluke, deux sociologues américains. Ces deux professeurs sont connus respectivement pour s’être spécialisé dans le sociologie du crime et pour avoir étudié longuement les rapports qui régissaient les êtres humains et les animaux.

Pour avoir des résultats concluants, les chercheurs se sont appuyés sur un faux rapport de police qui témoigne d’une agression à la batte de base-ball. Différents rapports étaient présentés avec à chaque fois une victime différente. On pouvait notamment retrouver un enfant d’à peine un an, un trentenaire, un chiot ou bien encore un chien adulte. Le seul point commun à tous les rapports était le texte dont est tirée la mention suivante : « En arrivant sur les lieux du drame quelques minutes après l’attaque, un officier de police a découvert la victime avec une jambe brisée, des lacérations multiples, inconsciente. Aucune arrestation n’a pu être faite sur le moment. »

 Les meilleurs résultats quant au test d’empathie ont été obtenu pour le bébé humain et le chiot. Cela traduit surtout le fait que les personnes sont généralement scandalisées sur la violence faite à un être considéré comme innocent et sans défense. L’un des points important qui a été relevé dans l’étude est le fait que le niveau d’empathie était quasiment le même pour les deux victimes.

Toutefois, une différence se creuse entre le taux d’empathie enregistré sur l’homme adulte et sur le chien. Ce dernier arrivait nettement plus haut que la victime trentenaire. Les chercheurs indiquent même que la plupart des sondés s’avéraient être quasiment indifférents au sort de l’humain adulte.

 

La vulnérabilité et la dépendance comme argument principal

Non, ce n’est pas un hasard si l’homme adulte récolte beaucoup moins d’empathie que les chiens et si le bébé et le chiot sont presque au même stade. Pour l’expliquer, l’étude avance que les animaux et les bébés sont considérés comme des êtres plus faibles que les autres et qu’ils ne sont pas en capacité de se défendre par eux-mêmes. De cette façon, notre cerveau aura instinctivement le réflexe d’éprouver de l’empathie et l’envie de tout faire pour pallier à cette fragilité en les protégeant des éventuelles agressions extérieures, ce qui n’est pas le cas pour le trentenaire qui est considéré comme pouvant se défendre seul.

 

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