Pourquoi s'engager contre le cirque

Pourquoi s’engager contre les cirques dits « animaliers » ?

Le débat est de plus en plus animés en ce qui concerne les cirques mettant en scène des animaux sauvages. Ce n’est pas pour rien que de nombreux pays ont d’ores et déjà pris la décision d’interdire totalement ce genre de representation sur leur territoire (voire l’article que nous avons écrit à ce sujet). Toutefois, lorsque l’on n’est pas particulièrement bien informé à ce sujet, il peut être compliqué de comprendre les raisons qui poussent les défenseurs des animaux à s’engager contre les cirques qui mettent en scène des animaux sauvages.

Les animaux sauvages doivent vivre dans leur habitat naturel et non en captivité

C’est le tout premier argument qui est mis en avant. En effet, certains cirques utilisent des animaux tels que des lions, des tigres, des éléphants ou bien encore des singes. Afin d’alimenter financièrement l’industrie du cirque, ces animaux sont trimballés de villes en villes dans des cages beaucoup trop petites pour eux. Il est important de prendre en compte que la place des animaux n’est pas dans une cage ou sous un chapiteau, mais bel et bien dans son milieu naturel où il peut s’épanouir comme il se doit. À titre d’exemple, un lion ou un tigre aura besoin de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres par jour, ce qu’il n’est pas en capacité de faire lorsqu’il est utilisé dans un cirque. À noter que les conditions de transport de ces animaux s’avèrent également particulièrement déplorables.

 

« L’animal sauvage doit vivre en liberté, ne l’enfermons plus pour notre plaisir » Fondation Brigitte Bardot

 

Pour vous faire une idée, sachez qu’il a été établi que les animaux des cirques passaient entre 90% et 95% de leur vie dans une cages ou bien entravés par des liens ou des chaines.

 

Les conditions de dressage sont cruelles et maltraitantes

En plus de la captivité, les défenseurs des animaux se sont penchés de plus près sur les conditions de dressage des animaux. Afin de pouvoir faire des tours qui semblent « incroyables », les animaux sont battus sans scrupule jusqu’à ce qu’ils deviennent totalement dociles. Vous trouverez de nombreuses vidéos à ce sujet si vous avez envie de vous faire votre propre idée, mais sachez qu’il est préférable d’avoir l’estomac solide. Outre les conditions de dressage particulièrement alarmantes, il est important de prendre en compte que les animaux seront forcés de faire des choses qui sont totalement contre-natures pour eux.

Les spécialistes des animaux ont d’ailleurs relevé que les animaux qui étaient utilisés dans les cirques présentaient d’importants troubles du comportement et des attitudes qui témoignaient d’un fort niveau de stress. Parmi ces comportements alarmants on retrouve le fait que les ours et les fauves ne cessent de se tourner dans leur cage ou bien le fait que les éléphants ont tendance à se balancer d’un pied sur l’autre. Ces comportements sont considérés comme leur seul et unique moyen d’évacuer la frustration provoquées par des conditions de vie à l’opposé de leurs besoins. Un zoologue du nom de Fred Kurt est d’ailleurs venu affirmer que le comportement des éléphants qui était observé dans les cirques pouvait s’apparenter à de la folie humaine.

 

Des problèmes de sécurité flagrants

La rubrique fait-divers est parfois alimentée par des histoires d’animaux, issus de cirque, qui ont réussi à s’échapper et terrorisaient les habitants d’une ville. En effet, il n’est pas toujours rassurant de croiser un tigre ou un lion lorsque l’on se promène en ville. De plus, il n’est pas non plus rare de voir d’autres animaux attachés ou exposés à la vue de tous. Certains d’entre eux sont tout simplement attachés au bord de la route sans eaux ni nourriture. Certaines personnes curieuses n’hésitent pas à les approcher au péril de leur vie.

 

Quel est l’avenir de ces animaux ?

Que deviennent donc ces animaux un fois qu’ils ne sont plus en capacité de faire du spectacle et donc de générer du profit ? Il n’est pas rare de voir des animaux de cirques, devenus trop vieux, tués (dans des conditions plus que douteuses) puis vendus à des taxidermistes. Cette pratique est particulièrement courante pour les fauves ou bien encore pour les ours. Concrètement, après avoir passé une vie de calvaire, ces animaux finiront empaillés ou bien en tapis (comme si ce qu’ils avaient subis n’était pas déjà suffisamment humiliant). Certains cirques avancent l’argument que les animaux trop vieux finissent dans des zoos, mais la réalité est tout autre. En effet, ce genre de pratique est particulièrement rare.

 

Dans tous les cas, si vous cherchez une « happy-end », ce n’est certainement pas dans les cirques animaliers que vous la retrouverez. Pour le bien des animaux, il est essentiel de boycotter les représentations qui mettent en scène des animaux sauvages.

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